Ta routine chocolat
Pâques est maintenant loin derrière et tu as mangé tous les petits oeufs qui trainaient encore chez toi. Evidemment tu culpabilises un peu de cette orgie de sucre et de gras. Non seulement ton objectif summer body a pris quelques semaines dans la vue mais pas que…!
Culpabiliser ne sert à rien, ce qui est fait est fait. Par contre, tu peux agir sur la suite. Voilà pourquoi je t’invite à réfléchir à ta “routine chocolat”. Une routine c’est important, on la répète tous les jours, autant qu’elle soit saine et éthique. S’enfiler une plaque de chocolat industriel machinalement devant la télé, pour ensuite culpabiliser, et quand même retomber dans le même schéma dès la prochaine tentation, c’est un peu bête et ce n’est pas un geste qui va nous aider à sauver la planète (ni ton body ;-)).
Mais si tu lis ces lignes, c’est que tu es déjà sensible à une consommation responsable. Peut-être que tu fais déjà une démarche réfléchie pour ton pain, pour tes déchets, pour tes déplacements, pour ton panier de légumes? Aujourd’hui, je t’invite à t’attaquer à une nouvelle petite zone de ton quotidien : le chocolat 😉
Voici un petit mémo qui t’aidera à épingler point par point les différents aspects de ta consommation sur lesquels tu peux travailler.
L’endroit où tu achètes ton chocolat donne une bonne indication de qui tu rémunères (qui tu choisis de rémunérer) et de la qualité du chocolat acheté.
En supermarché : seulement 6% du prix de la tablette sert à rémunérer les producteurs. Le reste de ton argent va principalement couvrir des dépenses publicitaires, marketing, logistique et distribution. Penses-y la prochaine fois 😉
Chez un artisan chocolatier local : tu soutiens un indépendant et le commerce local, c’est un bon début ! Après, il faut voir quel type de chocolat il utilise ? N’hésite pas à lui demander. L’avantage de passer par un artisan, c’est que ça t’offre une relation de proximité qui te permet d’avoir des infos transparentes sur le produit. ton chocolatier utilise probablement du chocolat industriel car en Belgique, le secteur a subi une forte concentration. Le marché est monopolisé par 2 géants : Barry Callebaut et Belcolade. Ce qui ne retire rien au talent du chocolatier mais ça ne donne pas beaucoup de garantie sur la transparence et la traçabilité du chocolat.
Un artisan bean-to-bar: bingo, la meilleure option !
Dans une coopérative : encore mieux car ici c’est zéro déchet !
Après, on n’a pas toujours le temps de faire cinq ou six chapelles pour faire ses courses. Faut caler ça dans sa semaine et souvent les bonnes intentions passent à la trappe quand le chrono tourne. La bonne nouvelle c’est que le chocolat, c’est pas comme les légumes, ça se conserve looooongtemps. Pas besoin d’y retourner chaque semaine, on peut stocker 😉
Manger du chocolat, c’est un bon geste pour la santé. Contrairement à ce qu’on pense, le chocolat (plus précisément le cacao) est un allié . C’est bourré d’antioxydants (réduit les risques de maladies cardio-vasculaires) et de magnésium (bon pour les muscles, la solidité des os et aide à lutter contre le stress et la fatigue). En plus de cela, ça libère la dopamine, la sérotonine et l’endorphine, les hormones du plaisir et du bonheur.
Si tu veux profiter pleinement des bénéfices santé du chocolat, vise un pourcentage de cacao d’au moins 75% (le tout réside bien sûr dans une alimentation variée et équilibrée). Aussi, si tu sens que tu es addict au sucre, réduis progressivement ta consommation et n’aies pas peur de goûter de temps en temps un chocolat au pourcentage plus élevé. Le goût évolue, tu as le pouvoir de travailler là-dessus.
A la BeanBox, on est adepte du « less is more » et du mouvement Slowfood, un courant qui invite à réduire la quantité pour se concentrer sur la qualité (cfr notre logo en forme de ballon dirigeable qui invite à ralentir). Prendre le temps de déguster un bon morceau de chocolat, le laisser fondre, essayer d’identifier les arômes, penser aux producteurs qui ont cultivé le cacao…voilà une démarche intéressante qui permet d’encore mieux apprécier son morceau de chocolat. En appliquant cette méthode de dégustation, tu vas inévitablement réduire ta consommation.
- Quel est le déclencheur de ta consommation ? Une frustration ? Une fringale ? Un moment de fatigue? Se réfugier dans le chocolat pour compenser une contrariété ou un manque, cela nous arrive souvent. Sur le moment, ça fait du bien. Mais est-ce le meilleur moyen d’apprécier le chocolat à sa juste valeur?
- Est-ce un moment juste pour toi ou un moment de partage en couple ou en famille? Peut-être le consommes-tu en cachette ? Si c’est le cas, pourquoi ne pas te fixer l’objectif de ne consommer du chocolat qu’en compagnie de quelqu’un d’autre? Cela permettra de limiter les moments où tu craques. Après, se garder un petit moment de plaisir juste pour soi, c’est une très bonne chose aussi.
- Si c’est une fringale, essaie un morceau de chocolat au pourcentage plus élevé (+ 80%), d’après mon expérience personnelle, ça cale bien 😉
Est-ce qu’il est à disponibilité immédiate (ce qui favorise les craquages) ? Pour changer une habitude sur le long terme, on dit en général qu’il faut changer son environnement, c-à-d changer l’endroit où il se trouve afin qu’il soit moins facilement accessible (ex : sur la table basse du salon >< dans la cuisine en haut d’un placard). Range-le dans un endroit fermé, pas directement dans ton champ de vision.
Le prix du chocolat a bien augmenté depuis près de 2 ans. Si tu continues à consommer exactement comme avant, tu vas forcément exploser ton budget. Selon nous, l’augmentation des prix est justement une belle opportunité de réfléchir à ta routine chocolat.
Si tu trouves que le chocolat est cher, je t’invite à une petite réflexion:
Sais-tu que pendant des décennies les producteurs ont été sous-payés, à peine rémunérés, voire complètement exploités? Maintenant que les prix augmentent ça redresse légèrement la balance en faveur des producteurs mais on est encore loin d’un monde idéal. Dans notre système agro-industriel et financier, les producteurs seront toujours des pricetakers, ça veut dire que dans le rapport de force avec les acheteurs (les industriels) ils n’ont rien à dire, y’a pas de négociation; ils prennent le prix qu’on leur donne. Ce n’est jamais eux qui fixent les tarifs, c’est la bourse.
Aussi, contrairement à la majorité des cultures, la culture du cacao n’est pas mécanisée. C’est un travail physique pénible, qui est fait à la main avec des outils rudimentaires, dangereux et de lourdes charges à porter. C’est aussi pour cela que le chocolat est si peu cher; parce que les industriels exploitent le travail des petits producteurs.
Voilà quelques premières pistes de réflexion pour challenger ta "routine chocolat".
Un geste isolé un jour c'est une chose, mais cumulé des centaines de fois tout au long d'une vie, ça a un impact énorme sur différents domaines: l'environnement et la biodiversité, la santé, une certaine justice sociale... Tu as le pouvoir de choisir dans quel sens diriger cet impact. A toi de jouer ;-)
Avec la BeanBox, je ne peux que trop te recommander de réduire ta consommation de chocolat industriel et de progressivement te tourner vers des chocolats de producteur, des chocolats de dégustation, qui ont beaucoup plus de goût et une vraie histoire derrière.
Mes sélections mensuelles vont te guider, un carré après l'autre, dans un voyage unique autour de chocolats de caractère. Je t'invite à faire partie de cette filière ultra courte que j'ai mise en place, du producteur au consommateur. Donne plus de sens à ta routine chocolat!




